Un amas de coquillages...

Publié le par Stelle Djisébénia

Mystique, féérique, fraternelle… Un amas de coquillages posé sur l’eau, voici Fadiouth, l’île Sérère.

*Le pont reliant Joal à Fadiouth.

Cette passerelle longue de 600 m reliant l’île au continent, est toujours remplie de monde : des écoliers en uniforme venus pour la journée, des charrettes débordant de foin… L’ancien pont est réduit à des pilotis en rônier où viennent parader quelques sternes !

Un amas de coquillages...Un amas de coquillages...
Un amas de coquillages...
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*Les coquillages :

Si Venise a ses gondoles, Fadiouth a ses coquillages ! Partout, le sol en est recouvert ; les anciens du village disent que leur histoire est confondue avec celle de l’île. En effet, les premiers habitants vivaient d’huîtres et gardaient les coquilles pour la construction.

Les femmes ramassant les coques à marée basse.Les femmes ramassant les coques à marée basse.Les femmes ramassant les coques à marée basse.
Les femmes ramassant les coques à marée basse.

Les femmes ramassant les coques à marée basse.

*Le « ngël » ou « sabar » aux rythmes sérères.

En terre sérère, Fadiouth est très conservatrice de ses us et coutumes. Entre autres le « ngël », un rite savamment gardé au fil du temps. Mais, quesako ? C’est une danse traditionnelle qui se fait sur la place centrale du village. Chaque classe d’âge organise son « ngël » afin de se connaitre et de tisser des liens socials. Auparavant, seuls les tam-tams assuraient l’ambiance et chaque tranche d’âge avait un rythme de percussions qui lui était propre. C’était aussi une occasion pour les jeunes hommes en âge de se marier, de repérer les jeunes filles qui venaient danser.

Un amas de coquillages...

*L’esprit sain !

L’église de l’île inaugurée en 1981, fût payée en partie par les musulmans et la mosquée construite avec une large participation des catholiques !  Un bel esprit de tolérance et d’œcuménisme…

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*Le cimetière mixte : Chrétiens et musulmans vivent en paix.

Le cimetière est sur une île faisant face à l’île principale, pour y accéder un petit pont en bois. Là-bas sont inhumés tous les habitants de l’île, sans distinction de leur appartenance religieuse. La partie chrétienne est plus grande, du fait de leurs plus grand nombre sur l’île.

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*Mystique : Mamandeign ou le baobab protecteur et vengeur de Fadiouth

Ile mystique, Fadiouth recèle de secrets, comme le Mamandeign, le baobab protecteur et vengeur de l’île, vieux de 600 ans, selon les anciens. Il est imposant, à la hauteur d’un fromager et se dresse majestueusement dans le centre de l’île, dans le quartier Ndionguène. Il est vénéré, et respecté de tous. Chaque lignée maternelle et patriarcale a son génie protecteur, mais Mamandeign est celui qui veille sur tout le monde, même si sa gestion revient exclusivement à l’ethnie des Diakhanora. Même pour couper une branche, il faut l’autorisation des esprits et leur faire des offrandes. Quand quelqu’un fait du tort à un  habitant, il faut venir, prendre un coquillage et confier sa peine au baobab. Il a un jumeau, Njangol, l’autre baobab est situé dans le cimetière.

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Un amas de coquillages...Un amas de coquillages...

*Mamagétye, là où Senghor venait faire ses bains mystiques. C’est un grand buisson où se dresse un grand baobab ; C’est ici que le président Léopold Sédar Senghor venait faire ses bains mystiques pour se prémunir du mauvais sort. Il est protégé par un animal sacré qui ne se montre que très rarement : le varan aux mensurations gigantesques selon les habitants de l’île.

Un amas de coquillages...Un amas de coquillages...

*Les greniers sur pilotis, ils ne servent plus actuellement ; Ils ont été imaginés par les ancêtres en leur temps pour mettre à l’abri les récoltes, car les incendies étaient très fréquents sur l’île. Aussi, le fait d’écarter les greniers et de les mettre sur l’eau faisait que les rongeurs ne pouvaient pas y avoir accès.

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