Balade en calèche dans les rues de Saint-Louis

Publié le par Stelle Djisébénia

Balade en calèche dans les rues de Saint-Louis
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Une fois le pont Faidherbe passé, nous arrivons sur l'île de Ndar et la visite commence dans le quartier Nord (Lodo) avec des restes du temps colonial. C'est dans ce quartier que les négociants bordelais et marseillais se sont établis dans la première moitié du XIXe siècle. En prolongeant le quai Roume, nous passons devant la Grande Mosquée. Selon la légende, Cheikh Omar Tall, grand héros de la lutte anti-colonialiste décida de son emplacement et l'orienta vers la Mecque. L'horloge qui orne l'une de ses deux tours actionnait auparavant une cloche (comme une église). Au bout du quai, nous arrivons devant une grue. La grue à vapeur utilisée de 188à à 1954 symbolise l'activité portuaire d'antan...

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A deux pas de la Mauritanie

A deux pas de la Mauritanie

Occupant la partie sud de la langue de barbarie -l'étroite bande de terre qui s'étire à l'ouest de l'île de Saint-Louis-, cette cité de pêcheurs entasse ses 30 000 habitants ! Les maisons sont serrées, montées les unes sur les autres, empiétant sur les rues ! Ici, tout le monde vit de la pêche, les hommes, embarquant sur les pirogues, les femmes, séchant le poisson. Le port, où sont amarrés des dizaines d'embarcations creusées dans des troncs de fromager. C'est ici que sont déchargés mérous, maquereaux, sardinelles...

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Enfin, nous terminons la visite dans la quartier sud (Sindoné). C'est ici que la bourgeoisie métisse enrichie par le commerce fit construire les premières maisons à étage et balcons. Aussi, les premières institutions religieuses et l'hôpital s'établirent. L'ouvroir des Soeurs de Cluny, les religieuses ouvrent une école où les jeunes mulâtresses et Noires libres apprennent les bonnes manières et l'art de tenir une maison. La façade sur cour de cet édifice s'orne d'un bel escalier double, unique à Saint-Louis. 

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Les signares : certaines dames ont une réputation de beauté établie. Les signares sont de celles-là. Au XIXe siècle, Gorée et Saint-Louis étaient peuplées de Sénégalais, d'Européens et de descendants souvent métis. Parmi les mulâtres, les hommes étaient appelés "habitants", les hommes libres "gourmets" et les femmes "signares", du portugais senhora, "dame". ces dames au teint clair, formaient une classe à part, aisée. Des mariages de coutumes, unions d'un temps, les auraient liées un peu pour la fortune, aux commerçants et aux administrateurs, venus tenter leur chance dans les comptoirs africains. L'image de la signare est une image forte. Peut-être parce que Saint-Louis est ville de métissage et d'amour, que le romantisme des murs, de l'architecture, de l'air, la douceur de vivre ont dû y déchaîner bien des passions.

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