Coiffure tressée !

Publié le par Estelle

Coiffure tressée !
Coiffure tressée !
Coiffure tressée !
Coiffure tressée !
Coiffure tressée !
Coiffure tressée !
Coiffure tressée !
Coiffure tressée !

Les tresses, tout un art... un symbole de la beautée africaine. 

  • Les premiers hommes, aux cheveux crépus, et surtout les femmes, afin de faciliter les soins de leurs cheveux, ont eu recours dès la préhistoire, au tressage. Une statuette découverte en Autriche, au début du siècle dernier, l'atteste ; la Vénus de Willendorf avec une coiffure recouvrant tout le visage, dans la même lignée que nombreuses statuettes africaines. Une autre statuette, la dame de Brassempouy, datée de 23 000 av J.C, en ivoire, fait moins de 4 cm de hauteur, avec des tresses plus longues.

 

  • Dans l'antiquité, la grande civilisation égyptienne nous a laissé de nombreux témoignages sur l'art capillaire de l'époque. Les rois, les sépultures retrouvées, ont tous une chevelure tressée ; les tresses étaient portées autant par les hommes que par les femmes. Certains murs de temples montrent des scènes de tressage. Un petit lexique qu'utilisait les égyptiens autour de la coiffure était le suivant :

Kem = cheveux

Nébèt = tresses

Lar = lock de cheveux tressés

Néchout = tresses en désordre

Néba = tissage.

  • Le cheveu a toujours constitué un élément majeur dans l'esthétique africain, il est considéré comme une parure en soi. Signe de reconnaissance ethnique, marqueur de différence entre les tranches d'âge, la coiffure est aussi un élément artistique qu'identitaire. Chez les Peuls, c'étaient aux esclaves que revenait de tresser les femmes nobles. Un modèle de coiffure permettait d'identifier le rang social d'une femme et de connaitre sa situation (veuve, mariée, divorcée,...). La coiffure, loin d'être uniquement fonctionnelle, a toujours constitué une véritable pratique sociale, rituelle, cérémonielle, initiatique. Les tresses sont parfois un vrai travail d'orfèvre, faisant appel à la géométrie, à la symétrie et aux arabesques. 
  • A une époque encore récente, les hommes se coiffaient de tresses, avec grande créativité, comme les Massaï. La coquetterie n'était pas alors que l'apanage des femmes, mais, tout a changé et la société, les religions, stigmatisant les hommes, les ont fait quittés tout artifice de beauté capillaire. 
  • Des micro tresses, aux rastas, avec ou sans rajouts, aux patras (grosses tresses), avec ou sans perles, il y en a pour tous les goûts !  

Publié dans Beauté, femme, quotidien

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