Pour Ehimba et Victoire...

Publié le par Estelle

En route pour Eloubalir...En route pour Eloubalir...
En route pour Eloubalir...En route pour Eloubalir...
En route pour Eloubalir...En route pour Eloubalir...En route pour Eloubalir...

En route pour Eloubalir...

Toujours à promener mes "toubabs", je vous emmène cette fois-ci dans le royaume de Bandial, au coeur d'un bastion anémiste traditionnel diola. 

Nous avons quitté le royaume d'Oussouye pour celui d'Enampore, cette fois-ci pas de visite royale (le roi dans cette partie n'est plus depuis longtemps et... toujours pas de remplaçant). Nous mettons au garage la voiture... suffit la modernité, la pirogue nous attend, enfin plutôt devrais-je dire la "chaloupe"! Voguant sur le fleuve, à contempler la mangrove nous entourant, les pêcheurs de crevettes (nos prochains repas) et les oiseaux tels les pélicans, la traversée ne fût pas longue...

Le village animiste d'Eloubalir

Le village animiste d'Eloubalir

Bienvenue à Eloubalir, ce village que j'aime tant où je ne compte plus le nombre de mes visites mais celle-là était si importante pour nombreuses raisons. 

Je tenais tellement à faire découvrir aux filles cette petite île, si modeste, si loin de tout mais tellement attachante. Conakry, mon ami à plaisanterie nous a accueilli si gentillement avec toujours  son lot de taquineries en guise de bienvenue... mais, je le lui rends bien ! 

Conakry, le gérant du campement de l'île
Conakry, le gérant du campement de l'île

Conakry, le gérant du campement de l'île

Quelques crevettes avalées, j'accompagne les filles et Conakry pour un petit tour du village... même si je le connais par coeur, c'est un plaisir à chaque fois. Et quelle joie, en se baladant, de croiser les enfants qui vous appelle par votre prénom alors que moi je n'ai pas retenu tous les leurs... 

Nous passons dans les cases à impluvium encore habitée, visitons les greniers à riz (plus il est rempli, plus on est riche !), passons devant les fétiches du village (celui des hommes, celui des femmes, celui de la pluie), et parcourons les rizières qui entourent le village, au hasard d'une rencontre avec une jolie biquette !

Pour Ehimba et Victoire...
Pour Ehimba et Victoire...Pour Ehimba et Victoire...Pour Ehimba et Victoire...

Et puis, cette balade ne pouvait se terminer autrement, nous avons rejoint ma famille de coeur et mon frère Papis. Et je dois reconnaitre que ce moment fût très émouvant... La famille en deuil avec le décès du grand frère, les femmes étaient tristes et surmontaient leur peine aux côtés de Victoire. Mais, c'était important d'être là, dans ces  moments douloureux, pour exprimer tout mon soutien à Papis et toute la famille. 

Alors, je dédie cet article au grand homme qu'était Ehimba, et à sa douce femme Victoire.

Pour Ehimba et Victoire...Pour Ehimba et Victoire...

Lors du voyage précédent, nous étions là, chez toi à discuter, à boire le thé. J'avais photographié les labours dans tes champs, je me doutais pas que ce serait la dernière fois que tu utiliserais ton kayandou... Tu me donnais déjà rendez-vous à Noël pour la fête qu'était organisée au foyer. Et bien, Ehimba, j'y serais pour toi et pour Victoire et pour toute la famille...

Un bel homme n'a pas de belle mort

Proverbe diola

C'était tes derniers coups de Kayandou

C'était tes derniers coups de Kayandou

Publié dans Casamance, Diolas, Village

Commenter cet article

maurice 26/11/2015 07:34

émouvant et beau
bref toi
je t'embrasse

Estelle 26/11/2015 18:14

Merci infiniement Maurice. Je t'embrasse aussi je pense souvent à notre aventure éthiopienne !