Non à l'excision !

Publié le par Estelle

Non à l'excision !

Ce n’est pas seulement l’ablation d’une partie du corps mais, comme pour la plupart des peuples d’Afrique qui la pratiquent, l’excision revêt chez les Diolas le caractère d’un véritable rite de passage. La femme n’acquiert ici la maturité sociale qu’après avoir subi l’excision et l’initiation qui lui fait suite. C’est un évènement préparé avec minutie, compte tenu de sa dimension sociale et religieuse. Il est préludé par une première danse avant l’entrée dans le bois sacré, la vie dans celui-ci et les réjouissances par lesquelles on en assure la clôture. L’excision est assurée par une vieille matrone à laquelle reviendra aussi la charge de donner aux jeunes excisées un enseignement qui doit parachever leur maturité et permettre leur insertion dans la société adulte. 

Selon Mme Andréa Wojnar Diagne, « Au Sénégal près d’une femme sur quatre âgée de 15 à 49 ans a déclaré être excisée. La prévalence est de 26%. Cette pratique s’adosse sur un ancrage culturel parfois même au nom de la religion. Les mères s’évertuent à la perpétuer de génération en génération. Les régions de kolda ; Kédougou, Matam, Sedhiou, Tambacounda, Ziguinchor sont les plus touchées» 
« Des études ont montré que les femmes ayant subi l’excision se présentent avec des complications, notamment des césariennes, des saignements postpartum et de ruptures périnéales. D’où des complications à long terme et des douleurs chroniques et des infections urinaires.»
L’association des sages-femmes d’Etat du Sénégal dans une résolution lue devant l’assistance s’engage pour l’éradication de cette pratique. Elles vont se constituer en bouclier 
 
 

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