Les Bana-Bana, ou l'art de la débrouille !

Publié le par Estelle

Les Bana-Bana, ou l'art de la débrouille !
Les Bana-Bana, ou l'art de la débrouille !
Les Bana-Bana, ou l'art de la débrouille !

Le terme « Bana-Bana » (littéralement « pour moi, pour moi » en wolof) est couramment utilisé pour désigner les marchands ambulants. Les bana-bana affluent vers les zones urbaines, telles que la ville de Kaolack, ancien berceau de la culture arachidière. Cet important carrefour commercial traverse une profonde crise économique principalement due à la chute du cours de l’arachide. Mais la ville continue d’attirer en nombre croissant des milliers de jeunes ambulants. Dans son vaste marché, l’un des plus grands d’Afrique de l’Ouest, ils parcourent les multiples allées, marchandises à bouts de bras ou déposées sur leurs têtes, ou improvisent leur petit commerce sur un coin de table.  (Cireurs de chaussures, vendeurs de cartes de téléphone, d’habits, pousse-pousse, etc.)

La plupart d’entre eux sont des jeunes originaires de pays voisins (Gambie, Guinée, Mali) ou des Sénégalais provenant en grande majorité du Fouta. Après l’hivernage et les travaux aux champs, ils quittent leur village pour venir chercher en ville de quoi subvenir aux besoins de la famille.

Les Bana-bana ne disposent pas d’argent pour investir dans l’achat de marchandises, ils s’approvisionnent chez les commerçants qu’ils doivent rembourser. Tout est arrangement !

Face aux conditions de vie précaires des bana-bana, il s’agit de penser à des alternatives pour limiter l’exode rural. Dans certains villages, des initiatives existent en matière de revalorisation du secteur agricole.

Publié dans Patrimoine, Marché

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